[Portrait] Aubert P-A (1783-1863)

Extraits et résumés de « Les maîtres de l’œuvre équestre » d’André Monteilhet.

En 1792, élève de Louis Charles Pellier, 1819 à1821, d’Antoine Coupé, Gervais et Pierre d’Abzac, Aubert devint en 1819 écuyer-professeur à l’école d’état major. Redevenu civil il voyage, Suisse, Italie, Autriche. En 1833 il fait paraître son « Traité raisonné d’équitation ».

André Monteilhet en dit : « Ouvrage remarquable, tient un juste milieu entre celui de La Guérinière et celui de Steinbrecht ;».

En 1842 il publie « Equitation des dames », illustré par H.de Montpezat. La même année Baucher présente Géricault et Acmé.

Dans une brochure de Leneveu, s’appuyant sur « les principes de la bonne école française », les observations d’Aubert exécutent le bauchérisme avec férocité, froideur et mordant ! Bien qu’il rende hommage aux qualités personnelles de Baucher.

André Monteilhet : Aubert tient une place très particulière de par sa formation par des maîtres classiques (au bon sens du terme) aussi par la constatation et la confirmation de ce classicisme sans faille, à Vienne. Enfin les pertinentes observations tirées de son voyage en Italie, de ses lectures et de ses entretiens avec des écuyers de la classe d’un d’Abzac, d’un Weyrother, d’un Mazzuchelli.

Aubert cite l’admirable passage de Dupaty de Clam sur le ramener, dans lequel le chanfrein ne doit pas être vertical, a fortiori, pas en dedans de la verticale, mais, au contraire, dirigé légèrement en avant de celle-ci, selon la quatrième position naturelle et la seule parfaite.

Pour Aubert « la grande affaire, pour prévenir la résistance et la défense du jeune cheval ignorant, est de le porter en avant. Il faut éviter les résistances au lieu d’avoir à les vaincre ».

Aubert est aux antipodes de la méthode Baucher (première manière). En 1839 si il reconnaît que Partisan ne travaillait jamais dans le faux pli et exécutait très régulièrement tous les changements de pied en l’air, il critiquait en revanche, « des rênes de bride incessamment tendues comme des chanterelles de violon, des branches de mors , malgré la tension extrême de la gourmette sans cesse ramenées vers la ligne horizontale et tenant le cheval encapuchonné, des éperons labourant sans relâche le poil d’un cheval qui semblait avoir perdu toute espèce de sensibilité ».

Il concluait : « je trouvais dans les mouvements très réguliers de Partisan, une morne tristesse, un je ne sais quoi de sépulcral.»

Aubert lors de son voyage en Italie constata que certaines des terribles pratiques anciennes persistaient, consistant à « rompre un nerf du cou pour rendre le cheval plus souple ». Ce que confirma le général Exelmans (grand écuyer de Murat à Naples), et le chevalier napolitain Carafa, écuyer à sa cour.

Bien que Baucher n’ait jamais eu recours à de tels procédés, Aubert lui reprocha d’avoir inventé « sa méthode », alors qu’il ne reprit les procédés d’une méthode ancienne, dont certains remontent au XVe siècle.

Aubert attachait une grande importance à l’assiette, l’illustration de sa posture à cheval fait penser à celle de Nuno Oliveira.

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