Équitation française

Enseignement d’un nouveau concept
pour l’école française d’équitation

ACMH

Appropriation de la coordination motrice héréditaire

Pourquoi parler d’équitation diagonale ?

A cause de la coordination motrice héréditaire (CMH)

Qu’est ce que la CMH ?

Présentation simplifiée : Dans le cerveau du cheval, l’éthogramme et ses
référentiels agissent comme un ordinateur et ses logiciels. Les référentiels ont en charge différentes fonctions. Par exemple référentiel de fuite pour la posture de fuite, référentiel relatif (en relation avec l’extérieur du corps) référentiel cognitif en relation avec le corps, etc….Tout cela concerne et gère la CMH. L’espèce équine nait avec des allures programmées « diagonalisantes ». 

Tout cavalier, de tous niveaux doit la connaître et la prendre en compte en vue d’optimiser sa maîtrise équestre. Une équitation respectueuse de la CMH ouvre la voie au respect réciproque, au confort réciproque, au consentement du cheval, à son bon vouloir, à collaborer aux aides de son cavalier, dans la légèreté des aides. C’est l’extinction des aides de soumission coercitives.

L’aube de l’équitation du 21è siècle nous découvre de nouvelles pratiques équestres performantes que nos anciens ne soupçonnaient pas, notamment dans le travail de chevaux en liberté et/ou en groupe et de chevaux montés nus.

Qu’en est-il de la pratique équestre grand public en ce 21è siècle ?

Seul le domaine du dressage sportif propose une échelle de progression du cheval de compétition.

Répond-elle aux besoins des cavaliers propriétaires de loisir, remonté en chevaux lambda ?

Mon expérience professionnelles et mes connaissances acquises durant ces 30 dernières années dans le redressage des chevaux de loisir m’incite à penser que non. La recherche d’une autre solution m’amena à développer :

LE CONCEPT D’APPROPRIATION DE LA COORDINATION MOTRICE HEREDITAIRE

s’applique à l’équitation du 21è siècle. Il conclut 20 ans d’études sur nos grands maîtres français, tenant compte de données scientifiques simples et accessibles.

Quand le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres

Alexis de Tocqueville

ROLE DE LA COORDINATION MOTRICE HEREDITAIRE (CMH) :

La CMH gère toutes les allures par synchronisation et désynchronisation des bipèdes diagonaux, aucune mécanique musculaire diagonale n’existe dans en myologie équine. C’est le cerveau qui gère la CMH. La CMH doit être prise en compte par tout cavalier dans sa connaissance du cheval et de l’équitation. Prendre en compte la CMH c’est prendre en compte certaines données utiles de l’éthologie comportementale et cognitive, mais également de la biomécanique du cheval.

Maîtriser ou dresser un cheval en toute pratique équestre c’est : S’APPROPRIER LA COORDINATION MOTRICE HEREDITAIRE Et non le soumettre par la coercition.

Comment s'approprier la coordination motrice héréditaire ?

Par l’enseignement au cavalier de procédés de contrôle ordonnancés de la synchronisation et désynchronisation des bipèdes diagonaux dans tout travail des allures, en tout temps en tous lieux.

Quels sont ces procédés et principes ?

Essentiellement équestres, déjà connus des grands maîtres français, dont le vocabulaire empirique de leur époque ne facilitait pas la transmission. Certaines données scientifiques simples, incluses dans l’équitation d’hier, permettent une relecture éclairée de leurs principes et procédés et facilitent autant la compréhension que la transmission théorique et pratique.
Cette inclusion optimise une capacité d’autonomie évolutive conséquente pour tout cavalier et dresseur. Ceci quelque soit la ou les disciplines équestres pratiquées, rejetant le travail en force et la coercition inutile, écartant les idées reçues infondées.

Ces procédés et principes réactualisés sont aisément applicables, réellement efficaces, facilement transmissibles.

L’APPROPRIATION DE LA COORDINATION MOTRICE HEREDITAIRE

En termes de gains pour le cavalier et le cheval

Comment se fait-il qu’un cheval inscruste, dans son cerveau en une fraction de seconde, une defense qu’il peut garder toute sa vie, et que nous cavaliers, passons autant de temps, parcourons autant de « kilometres manege » pour lui apprendre un geste, une posture, un mouvement ?

Par ce que nous ne respectons pas « la phase favorable d’enregistrement vers le cerveau ».

Inviter la CMH dans sa pratique équestre :
C’est éduquer son cheval autrement, et en toute connaissance de cause.

Guy Boivin