[Portrait] Jean Rousselet (1783-1858)

Ecuyer élève d’Antoine Coupé à Versailles de 1802 à 1804, ancien officier de la grande armée (cinq coups de sabre et deux coups de feu, rescapé de la campagne de Russie, fut élevé au grade de Commandant). Bien qu’ayant sabré d’un bout à l’autre de l’Europe, il était aussi doux avec ses chevaux que bienveillant avec ses élèves. Auteur de notes manuscrites toujours inédites, mais dont profita le général L’Hotte.

Ici représenté par une aquarelle du colonel Margot.

Ecuyer civil à Saumur de 1838 à 1849. Très estimé par tous, cavaliers, officiers, écuyers et écuyers en chef, il prit sa retraite après 35 ans de professorat sous les écuyers en chef : Cordier, Renaux, Champet, de Novital et du Comte d’Aure.

Jean Rousselet , très savant, personnifiait l’école française par sa douceur, son tact, la pureté de ses exécutions toujours dégagées de tout effet de force et de contrainte.

« Il faut faire aimer l’obéissance au cheval. »
« La nature n’a pas fait le cheval pour toujours tourner et aller de travers, mais bien pour marcher surtout droit devant lui ; il faut tenir davantage et longtemps votre cheval sur la ligne droite » (conseil de Rousselet à l’Hotte)

Embouchant parfois ses chevaux avec son célèbre cordon de soie ; il les charmait et les conduisait sans une once de force. « Le tact est un sentiment sublime, auquel l’expérience et la réflexion prêtent leur concours. Il ne peut-être le fruit d’habitudes routinières; »

« Ce n’est pas en étreignant le cheval qu’on le domine le mieux, c’est par des actions douces, opportunes, qu’on l’amène à l’obéissance, tout en prévenant la défense; »

Travaillant sur des rênes à peine tendues, il utilisait vraiment les forces instinctives du cheval, on comprend dès lors qu’il fut allergique au Bauchérisme, surtout après son essai décevant sur «Capitaine », le cheval de Baucher (première manière).

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