DEFINITION DE L’EFFET D’ENSEMBLE

Effet d’ensemble : Procédé bauchériste par lequel la main de bride se rapproche insensiblement du corps, les jambes se ferment « rapidement » mais progressivement jusqu’à un appui franc, continu et énergique des deux éperons au niveau des sangles.

Numen dans l’effet d’ensemble

L’effet d’ensemble est tout sauf brutal.

Le cavalier n’aura pas de mal à comprendre qu’il est impossible d’obtenir la décontraction de la mâchoire par la brutalité. Or, il se trouve que c’est le premier objectif de l’effet d’ensemble. Toute brutalité est donc exclue.

Baucher insiste sur l’aspect correctif de l’effet d’ensemble qui doit précéder et suivre chaque exercice, « dans la limite graduée qui lui est assignée ».
Il l’utilise pour arrêter un mouvement, immobiliser le cheval, « concentrer les forces au centre » au cas où elles se disperseraient, arrêter de piaffer, etc.

Le général Faverot de kerbrech insiste lui sur l’aspect répressif de l’effet d’ensemble sur un cheval qui résiste ou se défend. Le résulta est le même que précédemment . Sur un effet d’ensemble, le cheval abandonne toute velléité de se défendre et conserve l’allure à laquelle il marchait. Le cavalier est maître de l’animal qui s’aperçoit vite qu’il lui est impossible de résister.

Il est un point important sur lequel le cavalier doit porter toute son attention, c’est de savoir à quel moment se demande l’effet d’ensemble.
On doit appliquer l’effet d’ensemble à chaque fois que la ligne du dessus se contracte ou va se contracter. Si le cheval se révolte, il arme son dos. Si le cheval se déconcentre, le dos s’effondre.
Dans les deux cas, le dos se creuse, c’est le moment d’appliquer l’effet d’ensemble. Alors la ligne du dessous se contracte. Autrement dit, elle se raccourcit, ce qui a pour effet d’étirer la ligne du dessus, sollicitée à l’allongement. L’attraction de la pointe des épaules vers l’arrière provoque la contraction des mastoïdo-huméraux ainsi que celle des muscles hyoÏdiens. Le cheval ouvre la bouche et lâche son mors. Dans le même temps, l’encolure se décontracte. Le cheval se ramène.
Définition de l’effet d’ensemble extrait du « Dictionnaire d’équitation » de Dominique Ollivier.

Autre définition du « Dictionnaire du cheval et du cavalier » de Cassart /Moirant : « Effet d’ensemble obtenu par l’action conjuguée mais non simultanée des mains et des jambes; il a pour but de ramener le cheval dans l’état d’équilibre, c’est « l’immobilité momentanée ».

Effet d’ensemble, expression bauchériste définie par le général Faverot de Kerbrech: « Emprisonner son élève quand il est nécessaire entre le mors et les éperons, de façon à étouffer dans son germe toute tentative de défense : en rapprochant du corps le mors de bride et en fermant les jambes rapidement et progressivement jusqu’à un appui franc, continu et énergique des deux éperons. »
Notes sur cette définition de Michel Henriquet et Alain Prévost, extrait de « L’équitation, un art, une passion »: « Ce moyen provoque certainement une révulsion nerveuse qui pelotonne le cheval. Sur un animal violent et fort, les conséquences peuvent être moins harmonieuses que prévues ! Là encore de sages assouplissements dans le mouvement en avant, présentent plus de garanties pour guérir radicalement la rétivité la plus dangereuse dont parle Faverot de Kerbrech. »

Cette conception de l’effet d’ensemble est une forme simpliste et primitive du rassembler tel qu’il était préparé jusqu’en 1830 par les écuyers issus du manège de Versailles. Ceux-ci décrivaient leur action avec toute la subtilité de leur art.

On peut comparer : « Il faut, en le resserrant délicatement du gras de la jambe, mettre les épaules un peu en arrière et tenir la bride de plus en plus ferme…. Comme par cette aide on lui ramène et on lui soutient le devant, on l’oblige par conséquent de baisser les hanches, qui est ce qu’on demande ». La Guérinière

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