A propos des selles et de la mise en sentiment du cavalier

La pratique systématisée du trot enlevé et la monte moderne post caprillienne impose le raccourcissement des étrivières et fait que le haut de jambe n’agit plus sur les mêmes côtes donc sur les mêmes vertèbres.

Pour réussir dans une équitation d’école donnée il faut impérativement utiliser les outils de l’époque de cette école. l’étude d’une école sans l’utilisation de ses propres outils est faussée.

Utiliser les outils d’une école donnée pour en pratiquer une autre vous égare. Que n’entendons nous pas « ho! ma selle est un fauteuil » Un fauteuil pour sourd écoutant un concert avec des boules » kiesse » dans les oreilles!

L’épaisseur des matelassures et rembourrages éloigne le cavalier de son cheval, plus il est perché haut plus il peut déséquilibrer son cheval, moins il le sent, plus les aides s’accentuent. Plus il est près de son cheval plus il sent et plus son cheval le ressent, plus les aides sont discrètes.

Cela fut déjà très clairement dénoncé par Pierre Chambry dans « Allures et sentiments » en 1990 aux éditions Maloine. Les selles fines participent au développement de la mise en sentiment du cavalier.

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