[Chevaux dressés] Caramelo – Arabo-ibérique

Arabo-Ibérique qui a travaillé jusqu’à l’âge de 10 ans en doma en Espagne.

Cheval hongre, compact, gentil, fort, beaucoup d’impulsion naturelle, n’a connu que le mors de doma.

Pas évident à monter en filet, capable de se raidir tout entier comme un bloc de pierre. Ce qui était un comportement d’opposition général. Ce cheval avait été encorné par un taureau.

Caramelo au galop

Son dressage consista : au pas espagnol  avec une approche de cette allure en reculant, au piaffer mais surtout à apprendre à ne plus se raidir en bloc, le galop sur place dans la légèreté lui permit d’approcher le reculer au galop. Je ne poussais pas plus loin cet air à fin qu’il reste montable par sa propriétaire.

Etude du pas espagnol avec Caramelo

[Chevaux dressés] Book – Lusitanien

Mis aux différents airs de haute école dont le piaffer, passage et changement de pied au temps.

Je ne filmais pas encore les chevaux à cette époque.

C’est avec lui que je me suis intéressé au pas de biche.

Book

Allure présentée jadis au cirque dont parle brièvement Decarpentry.

Il s’agit en fait de marquer un temps d’arrêt  et rester en équilibre durant à chaque  posé d’une ou alternativement deux bases diagonales à l’appui.

Je repris bien des années plus tard cette avec Guti dont une vidéo existe de sa préparation.

Plus…… ils poussent, poussent, poussent, plus Ils bandent, bandent,bandent….. les jambes de leurs chevaux !

Oui la musculature du dos est problème…. pour ceux qui focalisent dessus !

Nos anciens maîtres ne s’y attardaient pas tant. Comme ils n’avaient pas nécessité de focaliser sur le dos, mais sur l’auto-grandissement de l’avant-main (grâce à l’épaule en dedans) .

A l’époque La Guérinière/Baucher le terme « auto-grandissement » n’était pas utilisé, cela se concevait en soutien de la base de la grande encolure avec extension de la petite encolure vers le haut et l’AVANT. La capacité de portage de l’avant-main primait AUTANT que l’impulsion UTILE au mouvement. PUIS vint … « l’équitation moderne » , depuis l’introduction du trot enlevé (raccourcissement des étrivières, avancé des genoux, aplomb de la pointe du pied sous le genou et abandon de l’aplomb du talon sous le genou, mise en action du talon voir du bas du mollet et non plus du gras,) s’ajouta à cela la révolution Caprillienne qui optimisa par l’obstacle TOUTE « l’équitation sportive ».

L’instauration de l’équitation sportive impliqua de nouvelles problématiques inconnues précédemment surtout en dressage sportif. Avec elle s’instaura la suprématie d’un médicament universel… l’impulsion !

Beaucoup de nos jours se soignent à ce médicament en avalant l’emballage avec (comme ils le font d’ailleurs pour l’épaule en dedans contemporaine) et ils en rendent ainsi malade leurs chevaux.

La preuve plus…… ils poussent, poussent, poussent, plus ils bandent, bandent,bandent….. les jambes de leurs chevaux ! Et parfois hélas certains les pète!

Nos anciens bandaient ils autant leurs chevaux que nous aujourd’hui…non !

Au fait quelle était la caractéristique de l’École équestre Française tant chez La Guérinière que chez Baucher ?

Réponse: « Le relèvement de la grande encolure, accompagné de son corollaire enroulement de la petite encolure sur elle même est le préalable du ….rassembler. » Et ce grâce à l’auto grandissement alliée à une impulsion modérée, mesurée. D’où l’importance du travail à cadence lente chez Oliveira également.

La « SUR SUPRÉMATIE » de l’impulsion terme générique occulte dans les esprits d’aujourd’hui les phénomènes qu’elle contient, le portage, l’activé ou vélocité, la poussée. Du dos, oui, du rein surtout, des psoas encore plus, et si possible des abdominaux .

DE DRESSAGE DES CHEVAUX

« L’exigence des vieux maîtres, qui réclamaient pour la mise au point d’un cheval d’école,un délai de cinq ans, ce qui semble hautement ridicule à la plupart des cavaliers d’aujourd’hui. »


Gustave STEINBRECH