WATTEL A PROPOS DE LA FEI

Extraits de « Souvenirs équestres » du Général Wattel, chapitre : Épreuves de dressages internationales: « La FEI ….décida de modifier la reprise, d’en augmenter la difficulté. Chaque nation voulut y introduire les mouvements qu’elle croyait susceptibles de favoriser les nationaux. Cela donna lieu à une succession de réunions………les allures passage, piaffer furent ajoutées…… DE CES DISCUSSIONS SORTIT UNE REPRISE QUI ÉTAIT UN MONSTRE DE DIFFICULTÉS ACCUMULÉES, une série de traquenards, de pièges, un résumé de toutes les difficultés équestres. …… »

« Je n’étais pas convaincu de l’excellence de la reprise pour démontrer la valeur du cavalier et du dressage du cheval. Il me semble que cette reprise si difficile, si pleine de pièges et la façon de la noter enlevaient une partie de la valeur artistique à cette présentation. « 

« On a dit que ces épreuves faisaient faire des progrès à la science de l’art équestre. Je ne le pense pas. Je ne l’ai pas constaté.  »

EXTRAIT de « Souvenirs équestres » du Général Wattel

Capitaine Jacques de Saint-Phalle (1867-1908), mort prématurément n’a pas eu le temps de donner sa pleine mesure, alors qu’il s’annonçait comme un maître de premier rang.

Élève du Commandant de Piolant, écuyer en chef, successeur du Commandant de Bellegarde, dont il conservait un enseignement équilibré entre équitation académique et équitation sportive. Saint-Phalle, Saint-Cyrien, officier instructeur à Saumur, dressa une jument de pur-sang difficile , Mlle d’étiolles au galop sur trois jambes et autres airs de fantaisie, des notes de ce dressage il rédigea en 1899 : « Dressage et emploi du cheval de selle ».

En 1902 il est vainqueur du premier championnat de France du cheval d’armes avec sa jument de pur-sang Marseille II. Devenu écuyer du cadre noir sous les ordres du Commandant de Montjou, écuyer en chef, qui lui même reçut les conseils du Général L’Hotte.

Saint-Phalle gagne un pari en 1909 contre James Fillis: Dressé des chevaux au galop sur trois jambes, en arrière et au changement de pied au galop en arrière, l’attestation fut signée par des observateurs compétents, Général de Bellegarde, les écuyers de Maistre, de la Brosse et Lafont. La fatigue de ses dressages aurait entraîné une infirmité temporaire et une double pneumonie, causant sa mort le 18 octobre 1908.

En 1907 il rédige « Équitation », et « Souvenirs cavaliers ». Propos du Comtes Jacques de Saint-Phalle en 1996 au sujet du capitaine marquis jacques de Saint-Phalle : « Il a laissé des ouvrages précieux qui, par leur originalité, leur qualité pédagogique, leur style clair et vivant -où la technique respecte le psychologie des chevaux-, en font pour ceux qui aiment le cheval une oeuvre dont les volumes méritent d’être dans toute bibliothèque équestre ».

Que retenir des écrits de Saint-Phalle ?

Son scepticisme sur les facultés psychiques insuffisantes du cheval à pouvoir entrer en communication avec les nôtres et nous comprendre. « C’est donc en agissant sur l’être physique, autrement dit en disposant, en équilibrant la masse suivant certaines lois, que nous pouvons donner au mouvement la forme qui nous convient….les mouvements peuvent devenir réflexes… et l’équilibre préparatoire amène seul le mouvement à se produire comme nous voulons. »

De la légèreté vraie :  » La légèreté vraie, consiste dans la délicatesse avec laquelle le cheval soumis et tendant sans cesse au mouvement en avant prend contact avec la main pour lui demander en quelque sorte, la permission de passer. »

Voir ici le témoignage du général Wattel à propos de Saint Phalle.

RENE BACHARACH

« Il est plus facile de critiquer ce que l’on ne comprend pas, que de chercher à s’adapter aux autres ».

René Bacharach
René Bacharach
René Bacharach

René Bacharach (1903-1991) Érudit équestre dont la devise fut : « Think & do ».  Auteur de « Réponses Équestres » 1986 (éditions Pierre-Marcel Favre, collection Caracole), créateur du tableau synoptique des écuyers français du 16è au 20è siècle, traducteur de Duarte, de « L’équitation française » de Diego de Bragance, de « Réflexions sur l’art équestre » de Nuno Oliveira, découvreur avec Jean Persyn de Lauret de Nuno Oliveira. René Bacharach, ami d’Etienne Beudant, fut aussi durant 15 ans le maître de Patrice Franchet d’Espèrey (cadre noir, responsable de la documentation à l’ École nationale d’équitation). René Bacharach eut la chance de voir travailler le général Wattel, travailla avec le Général Decarpentry, le commandant Licart et un écuyer Bauchériste reconnu Monsieur Desurmont (qui intervint sur le dressage de Fou du prince à la demande du colonel Danloux).

Les informations présentes sont extraites du « Dictionnaire d’équitation  » de Dominique Ollivier.