« LA MAIN FIXE » par Étienne Beudant

“Fixer la main : Ce n’est pas l’action d’appuyer un cheval pour le faire galoper, car, appuyer c’est tirer, c’est opposer à la bouche du cheval une force égale à celle qu’il emploie lui même. On arrive au contraire à fixer la main en ne tirant pas du tout à soi, mais en serrant les doigts sur les rênes convulsivement si c’est nécessaire, de façon à empêcher la main de se laisser attirer par une force quelconque ; la bouche du cheval ou le poignet du cavalier.

En haute école, on rend de suite le liant à la bouche qui se contracte, en cessant de tirer et en agissant des doigts comme je viens de l’indiquer. Avec la main fixe, c’est le cheval qui se rend de lui même, qui se récompense lui-même, qui prend goût à mâcher son mors, donnant ainsi le liant et le moelleux à sa mâchoire.

“Dressage du cheval de selle”- Recommandations importantes

RENE BACHARACH

« Il est plus facile de critiquer ce que l’on ne comprend pas, que de chercher à s’adapter aux autres ».

René Bacharach
René Bacharach
René Bacharach

René Bacharach (1903-1991) Érudit équestre dont la devise fut : « Think & do ».  Auteur de « Réponses Équestres » 1986 (éditions Pierre-Marcel Favre, collection Caracole), créateur du tableau synoptique des écuyers français du 16è au 20è siècle, traducteur de Duarte, de « L’équitation française » de Diego de Bragance, de « Réflexions sur l’art équestre » de Nuno Oliveira, découvreur avec Jean Persyn de Lauret de Nuno Oliveira. René Bacharach, ami d’Etienne Beudant, fut aussi durant 15 ans le maître de Patrice Franchet d’Espèrey (cadre noir, responsable de la documentation à l’ École nationale d’équitation). René Bacharach eut la chance de voir travailler le général Wattel, travailla avec le Général Decarpentry, le commandant Licart et un écuyer Bauchériste reconnu Monsieur Desurmont (qui intervint sur le dressage de Fou du prince à la demande du colonel Danloux).

Les informations présentes sont extraites du « Dictionnaire d’équitation  » de Dominique Ollivier.

« L’art qui rectifie une nature ingrate……. »

L’art qui rectifie une nature ingrate,qui fait harmonie au désordre, et recharge la dignité avilie, n’est-il pas le premier de tous les arts ?

Telles sont cependant les ressources qui procurent la science bien entendue de l’équitation, « sa puissance est incontestable, ses effets sont magiques, et cependant elle reste seule dans l’oubli, on néglige d’en connaître les règles, comme si elle ne conduisait pas à des résultats d’une haute importance ». François Baucher, commentaire accompagnant  la gravure de Capitaine au manège Pellier & Baucher dans « Souvenirs équestres ».

« sa puissance est incontestable, ses effets sont magiques, et cependant elle reste seule dans l’oubli, on néglige d’en connaître les règles, comme si elle ne conduisait pas à des résultats d’une haute importance ». François Baucher, commentaire accompagnant  la gravure de Capitaine au manège Pellier & Baucher dans « Souvenirs équestres ».

« L’art de l’équitation, consiste à savoir se servir de tous les chevaux quelques tarés qu’ils soient. »

Louis-Charles Pellier (1746-1848)
"L'art qui rectifie une nature ingrate......."

DE DRESSAGE DES CHEVAUX

« L’exigence des vieux maîtres, qui réclamaient pour la mise au point d’un cheval d’école,un délai de cinq ans, ce qui semble hautement ridicule à la plupart des cavaliers d’aujourd’hui. »


Gustave STEINBRECH