Monte à la française

« L’art de l’équitation consiste à savoir se servir de tous les chevaux, quelques tarés qu’ils soient »

« la monte à la française n’admet pointe de médiocrité, tandis que la monte anglaise peut-être pratiquée par tout le monde sans encourir de censure » en dépite des accidents qu’elle provoque.

Jules -Charles Pellier (1767-1846)

L’équitation de nos jours

Jean Saint-Fort-Paillard:
« Il est question de repenser l’équitation, pas de la réinventer. »
« Nous sommes supposés sortis des temps de l’obscurantisme, de l’empirisme,de la cruauté? Mais le sommes nous vraiment? »

Dominique Olivier:
« L’instrumentation en bio-mécanique permet de vérifier le bien fondé d’un savoir faire. Mais elle ne permet pas de ré-inventer l’équitation. »

Question à Baucher:
Mais quelle qualité faut-il pour être reconnu  comme un maître?
Réponse de Baucher
« L’appréciation exacte des forces »

Jean D’Orgeix:
« Léquitation est une chose simple, elle nécessite de l’intelligence, de la psychologie, de la volonté servie par assez de sentiments et de talents. Mais que ces qualités soient contrôlées par la logique et ce solide bon sens qui seul permet d’aller à l’essentiel. »

Saint Exupery:
« L’essentiel c’est la recherche de l’essentiel ».
« La perfection ce n’est pas quand il n’y a plus rien  à ajouter, mais quand il il n’y a plus rien à retirer. »

« LA MAIN FIXE » par Étienne Beudant

“Fixer la main : Ce n’est pas l’action d’appuyer un cheval pour le faire galoper, car, appuyer c’est tirer, c’est opposer à la bouche du cheval une force égale à celle qu’il emploie lui même. On arrive au contraire à fixer la main en ne tirant pas du tout à soi, mais en serrant les doigts sur les rênes convulsivement si c’est nécessaire, de façon à empêcher la main de se laisser attirer par une force quelconque ; la bouche du cheval ou le poignet du cavalier.

En haute école, on rend de suite le liant à la bouche qui se contracte, en cessant de tirer et en agissant des doigts comme je viens de l’indiquer. Avec la main fixe, c’est le cheval qui se rend de lui même, qui se récompense lui-même, qui prend goût à mâcher son mors, donnant ainsi le liant et le moelleux à sa mâchoire.

“Dressage du cheval de selle”- Recommandations importantes

WATTEL A PROPOS DE LA FEI

Extraits de « Souvenirs équestres » du Général Wattel, chapitre : Épreuves de dressages internationales: « La FEI ….décida de modifier la reprise, d’en augmenter la difficulté. Chaque nation voulut y introduire les mouvements qu’elle croyait susceptibles de favoriser les nationaux. Cela donna lieu à une succession de réunions………les allures passage, piaffer furent ajoutées…… DE CES DISCUSSIONS SORTIT UNE REPRISE QUI ÉTAIT UN MONSTRE DE DIFFICULTÉS ACCUMULÉES, une série de traquenards, de pièges, un résumé de toutes les difficultés équestres. …… »

« Je n’étais pas convaincu de l’excellence de la reprise pour démontrer la valeur du cavalier et du dressage du cheval. Il me semble que cette reprise si difficile, si pleine de pièges et la façon de la noter enlevaient une partie de la valeur artistique à cette présentation. « 

« On a dit que ces épreuves faisaient faire des progrès à la science de l’art équestre. Je ne le pense pas. Je ne l’ai pas constaté.  »

EXTRAIT de « Souvenirs équestres » du Général Wattel

Capitaine Jacques de Saint-Phalle (1867-1908), mort prématurément n’a pas eu le temps de donner sa pleine mesure, alors qu’il s’annonçait comme un maître de premier rang.

Élève du Commandant de Piolant, écuyer en chef, successeur du Commandant de Bellegarde, dont il conservait un enseignement équilibré entre équitation académique et équitation sportive. Saint-Phalle, Saint-Cyrien, officier instructeur à Saumur, dressa une jument de pur-sang difficile , Mlle d’étiolles au galop sur trois jambes et autres airs de fantaisie, des notes de ce dressage il rédigea en 1899 : « Dressage et emploi du cheval de selle ».

En 1902 il est vainqueur du premier championnat de France du cheval d’armes avec sa jument de pur-sang Marseille II. Devenu écuyer du cadre noir sous les ordres du Commandant de Montjou, écuyer en chef, qui lui même reçut les conseils du Général L’Hotte.

Saint-Phalle gagne un pari en 1909 contre James Fillis: Dressé des chevaux au galop sur trois jambes, en arrière et au changement de pied au galop en arrière, l’attestation fut signée par des observateurs compétents, Général de Bellegarde, les écuyers de Maistre, de la Brosse et Lafont. La fatigue de ses dressages aurait entraîné une infirmité temporaire et une double pneumonie, causant sa mort le 18 octobre 1908.

En 1907 il rédige « Équitation », et « Souvenirs cavaliers ». Propos du Comtes Jacques de Saint-Phalle en 1996 au sujet du capitaine marquis jacques de Saint-Phalle : « Il a laissé des ouvrages précieux qui, par leur originalité, leur qualité pédagogique, leur style clair et vivant -où la technique respecte le psychologie des chevaux-, en font pour ceux qui aiment le cheval une oeuvre dont les volumes méritent d’être dans toute bibliothèque équestre ».

Que retenir des écrits de Saint-Phalle ?

Son scepticisme sur les facultés psychiques insuffisantes du cheval à pouvoir entrer en communication avec les nôtres et nous comprendre. « C’est donc en agissant sur l’être physique, autrement dit en disposant, en équilibrant la masse suivant certaines lois, que nous pouvons donner au mouvement la forme qui nous convient….les mouvements peuvent devenir réflexes… et l’équilibre préparatoire amène seul le mouvement à se produire comme nous voulons. »

De la légèreté vraie :  » La légèreté vraie, consiste dans la délicatesse avec laquelle le cheval soumis et tendant sans cesse au mouvement en avant prend contact avec la main pour lui demander en quelque sorte, la permission de passer. »

Voir ici le témoignage du général Wattel à propos de Saint Phalle.