[Chevaux dressés] Gutti – PRE

Il n’avançait plus, n’acceptait plus le montoir.

En liberté il ne montrait ni gaieté,  ni impulsion, ni allures brillantes, manquait d’énergie et de force. Son équilibre sous la selle  était effondré côté gauche, surtout l’épaule, il ne savait pas marcher droit. Au box il tiquait discrètement à l’air.

Je l’ai d’abord travailler en mains puis aux longues rênes ensuite sous la selle.

Il fallait être prudent aux longues rênes le postérieur gauche partait à la moindre erreur ou négligence.

Il exécuta en main, aux longues rênes et sous la selle : piaffer passage et transition dans les deux sens, pas et trot espagnol, changement de pied et pirouette sous la selle.

Vidéos

Piaffer – passage en descente de main
Doux passage
Etude du pas de biche
Etude du tride
Etude de trot espagnol
Croupe au mur dans la rectitude
Longues rênes
Reculer au piaffer

[Chevaux dressés] Dana – Espagnol

Espagnole, cette jument embarquait, très difficilement contrôlable…

Trois mois chez moi en dressage puis depuis 3 ans travaille avec Cécile, sa propriétaire sous mes directives.

Cécile, cavalière empirique niveau galop 3 à la base ne pratiquait que la promenade et suivait des chasses avec un autre cheval.

Dana produit aujourd’hui sous sa cavalière, des postures et allures très stylisées (passage, piaffer, pas espagnol, ébauche de trot espagnol, terre à terre, trot d’école).

Dana devint pour Cécile une véritable révélation tant pour la pratique des airs de haute école que pour ce que pouvait devenir « un cheval perdu ». Toutes deux reviennent de très loin.

EXTRAIT de « Souvenirs équestres » du Général Wattel

Capitaine Jacques de Saint-Phalle (1867-1908), mort prématurément n’a pas eu le temps de donner sa pleine mesure, alors qu’il s’annonçait comme un maître de premier rang.

Élève du Commandant de Piolant, écuyer en chef, successeur du Commandant de Bellegarde, dont il conservait un enseignement équilibré entre équitation académique et équitation sportive. Saint-Phalle, Saint-Cyrien, officier instructeur à Saumur, dressa une jument de pur-sang difficile , Mlle d’étiolles au galop sur trois jambes et autres airs de fantaisie, des notes de ce dressage il rédigea en 1899 : « Dressage et emploi du cheval de selle ».

En 1902 il est vainqueur du premier championnat de France du cheval d’armes avec sa jument de pur-sang Marseille II. Devenu écuyer du cadre noir sous les ordres du Commandant de Montjou, écuyer en chef, qui lui même reçut les conseils du Général L’Hotte.

Saint-Phalle gagne un pari en 1909 contre James Fillis: Dressé des chevaux au galop sur trois jambes, en arrière et au changement de pied au galop en arrière, l’attestation fut signée par des observateurs compétents, Général de Bellegarde, les écuyers de Maistre, de la Brosse et Lafont. La fatigue de ses dressages aurait entraîné une infirmité temporaire et une double pneumonie, causant sa mort le 18 octobre 1908.

En 1907 il rédige « Équitation », et « Souvenirs cavaliers ». Propos du Comtes Jacques de Saint-Phalle en 1996 au sujet du capitaine marquis jacques de Saint-Phalle : « Il a laissé des ouvrages précieux qui, par leur originalité, leur qualité pédagogique, leur style clair et vivant -où la technique respecte le psychologie des chevaux-, en font pour ceux qui aiment le cheval une oeuvre dont les volumes méritent d’être dans toute bibliothèque équestre ».

Que retenir des écrits de Saint-Phalle ?

Son scepticisme sur les facultés psychiques insuffisantes du cheval à pouvoir entrer en communication avec les nôtres et nous comprendre. « C’est donc en agissant sur l’être physique, autrement dit en disposant, en équilibrant la masse suivant certaines lois, que nous pouvons donner au mouvement la forme qui nous convient….les mouvements peuvent devenir réflexes… et l’équilibre préparatoire amène seul le mouvement à se produire comme nous voulons. »

De la légèreté vraie :  » La légèreté vraie, consiste dans la délicatesse avec laquelle le cheval soumis et tendant sans cesse au mouvement en avant prend contact avec la main pour lui demander en quelque sorte, la permission de passer. »

Voir ici le témoignage du général Wattel à propos de Saint Phalle.

Equitation française et doctrine française

Petit rappel au sujet de l’équitation de tradition:

Définition de Tradition:
Transmission orale ou écrite d’une doctrine.
Tout ce qu’on sait par une transmission d’âge en âge, respectueux de la tradition.

Définition de Doctrine:
Ensemble des opinions d’une école (ici en l’occurrence équestre)

Questions:

L’école équestre française eut elle toujours, au cours de son histoires, les mêmes opinions?

Enseigna t-elle toujours la même doctrine?

Et aujourd’hui qu’en reste t-il?

Qui sont ses représentants et disciples?

Monte à la française

« L’art de l’équitation consiste à savoir se servir de tous les chevaux, quelques tarés qu’ils soient »

« la monte à la française n’admet pointe de médiocrité, tandis que la monte anglaise peut-être pratiquée par tout le monde sans encourir de censure » en dépite des accidents qu’elle provoque.

Jules -Charles Pellier (1767-1846)

L’équitation de nos jours

Jean Saint-Fort-Paillard:
« Il est question de repenser l’équitation, pas de la réinventer. »
« Nous sommes supposés sortis des temps de l’obscurantisme, de l’empirisme,de la cruauté? Mais le sommes nous vraiment? »

Dominique Olivier:
« L’instrumentation en bio-mécanique permet de vérifier le bien fondé d’un savoir faire. Mais elle ne permet pas de ré-inventer l’équitation. »

Question à Baucher:
Mais quelle qualité faut-il pour être reconnu  comme un maître?
Réponse de Baucher
« L’appréciation exacte des forces »

Jean D’Orgeix:
« Léquitation est une chose simple, elle nécessite de l’intelligence, de la psychologie, de la volonté servie par assez de sentiments et de talents. Mais que ces qualités soient contrôlées par la logique et ce solide bon sens qui seul permet d’aller à l’essentiel. »

Saint Exupery:
« L’essentiel c’est la recherche de l’essentiel ».
« La perfection ce n’est pas quand il n’y a plus rien  à ajouter, mais quand il il n’y a plus rien à retirer. »

[Chevaux dressés] Vimitri – TF

Trotteur français couru en sulky jusqu’à l’âge de 10 ans avec la langue attachée.

Il embraquait, se blessait aux membres et déferrait régulièrement du fait d’antérieurs aux aplombs défectueux et d’un pied beau..

Des boiteries intermittentes apparaissaient régulièrement sans que les vétérinaires et les ostéopathes  n’en trouvent la cause.

Mon idée fut de travailler sur les différentes possibilités de faire accéder Vimitri à l’un des 6 degrés de rassembler suggérer par Baucher en explorant une variété de moyen travail à pied, longues rênes, et application de ce travail sur des pentes.

Vimitri n’embraquera et ne boitera plus jamais, accédant au travail des deux pistes,  au piaffer, au galop rassembler au pas et trot espagnol. Il offrit les allures qu’il pouvait donner.

[Chevaux dressés] Sueno – PS Arabe

Ce petit cheval entier est atteint d’une ossification des ligaments co-latéraux  ( un type de formes coronaires).

C’est le seul pur-sang arabe de toute ma carrière (et j’en ai monté beaucoup) qui était incapable de marcher, trotter rênes longues sans se casser la figure.

Dresser  en basse école par une cavalière confirmée, il avait appris à ne pas se passer d’appui sur la main au risque une chute du fait de son handicap ! Il boitait et bronchait très souvent, il fallait faire très attention. Son propriétaire souhaitait pratiquer le tir à l’arc à cheval. Mais il fallait pouvoir lâcher les rênes au galop…. !

Je présentais Sueno au docteur vétérinaire Chambost spécialiste des chevaux d’endurance et de leurs pathologies qui établit le diagnostique  d’ossification et d’arthrose dorsale et lombaire.

Sueno présentait aussi de très importantes verrues et mélanomes sur les testicules et le fourreau. Il n’a jamais présenté un comportement d’entier.

Le vétérinaire conçut une ferrure orthopédique, que le maréchal-ferrant exécuta et posa avec l’aide du praticien et de ses radios. Avec le vétérinaire listais les exercices proscrits à cette pathologie et dressa le cheval en conséquence uniquement sous la selle.

Il piaffa, passagea, changea de pied en l’air, pas espagnol et galopa sans rênes et son propriétaire pratiqua le tir à l’arc à cheval.

Trot passagé