[Chevaux dressés] Gutti – PRE

Il n’avançait plus, n’acceptait plus le montoir.

En liberté il ne montrait ni gaieté,  ni impulsion, ni allures brillantes, manquait d’énergie et de force. Son équilibre sous la selle  était effondré côté gauche, surtout l’épaule, il ne savait pas marcher droit. Au box il tiquait discrètement à l’air.

Je l’ai d’abord travailler en mains puis aux longues rênes ensuite sous la selle.

Il fallait être prudent aux longues rênes le postérieur gauche partait à la moindre erreur ou négligence.

Il exécuta en main, aux longues rênes et sous la selle : piaffer passage et transition dans les deux sens, pas et trot espagnol, changement de pied et pirouette sous la selle.

Vidéos

Piaffer – passage en descente de main
Doux passage
Etude du pas de biche
Etude du tride
Etude de trot espagnol
Appuyer
Longues rênes
Piaffer en arrière

[Chevaux dressés] Dana – Espagnol

Espagnole, cette jument embarquait, très difficilement contrôlable…

Trois mois chez moi en dressage puis depuis 3 ans travaille avec Cécile, sa propriétaire sous mes directives.

Cécile, cavalière empirique niveau galop 3 à la base ne pratiquait que la promenade et suivait des chasses avec un autre cheval.

Dana produit aujourd’hui sous sa cavalière, des postures et allures très stylisées (passage, piaffer, pas espagnol, ébauche de trot espagnol, terre à terre, trot d’école).

Dana devint pour Cécile une véritable révélation tant pour la pratique des airs de haute école que pour ce que pouvait devenir « un cheval perdu ». Toutes deux reviennent de très loin.

Auto-grandissement

Plus…… ils poussent, poussent, poussent, plus Ils bandent, bandent,bandent….. les jambes de leurs chevaux !

Oui la musculature du dos est problème…. pour ceux qui focalisent dessus !

Nos anciens maîtres ne s’y attardaient pas tant. Comme ils n’avaient pas nécessité de focaliser sur le dos, mais sur l’auto-grandissement de l’avant-main (grâce à l’épaule en dedans) .

A l’époque La Guérinière/Baucher le terme « auto-grandissement » n’était pas utilisé, cela se concevait en soutien de la base de la grande encolure avec extension de la petite encolure vers le haut et l’AVANT. La capacité de portage de l’avant-main primait AUTANT que l’impulsion UTILE au mouvement. PUIS vint … « l’équitation moderne » , depuis l’introduction du trot enlevé (raccourcissement des étrivières, avancé des genoux, aplomb de la pointe du pied sous le genou et abandon de l’aplomb du talon sous le genou, mise en action du talon voir du bas du mollet et non plus du gras,) s’ajouta à cela la révolution Caprillienne qui optimisa par l’obstacle TOUTE « l’équitation sportive ».

L’instauration de l’équitation sportive impliqua de nouvelles problématiques inconnues précédemment surtout en dressage sportif. Avec elle s’instaura la suprématie d’un médicament universel… l’impulsion !

Beaucoup de nos jours se soignent à ce médicament en avalant l’emballage avec (comme ils le font d’ailleurs pour l’épaule en dedans contemporaine) et ils en rendent ainsi malade leurs chevaux.

La preuve plus…… ils poussent, poussent, poussent, plus ils bandent, bandent,bandent….. les jambes de leurs chevaux ! Et parfois hélas certains les pète!

Nos anciens bandaient ils autant leurs chevaux que nous aujourd’hui…non !

Au fait quelle était la caractéristique de l’École équestre Française tant chez La Guérinière que chez Baucher ?

Réponse: « Le relèvement de la grande encolure, accompagné de son corollaire enroulement de la petite encolure sur elle même est le préalable du ….rassembler. » Et ce grâce à l’auto grandissement alliée à une impulsion modérée, mesurée. D’où l’importance du travail à cadence lente chez Oliveira également.

La « SUR SUPRÉMATIE » de l’impulsion terme générique occulte dans les esprits d’aujourd’hui les phénomènes qu’elle contient, le portage, l’activé ou vélocité, la poussée. Du dos, oui, du rein surtout, des psoas encore plus, et si possible des abdominaux .

EXTRAIT de « Souvenirs équestres » du Général Wattel

Capitaine Jacques de Saint-Phalle (1867-1908), mort prématurément n’a pas eu le temps de donner sa pleine mesure, alors qu’il s’annonçait comme un maître de premier rang.

Élève du Commandant de Piolant, écuyer en chef, successeur du Commandant de Bellegarde, dont il conservait un enseignement équilibré entre équitation académique et équitation sportive. Saint-Phalle, Saint-Cyrien, officier instructeur à Saumur, dressa une jument de pur-sang difficile , Mlle d’étiolles au galop sur trois jambes et autres airs de fantaisie, des notes de ce dressage il rédigea en 1899 : « Dressage et emploi du cheval de selle ».

En 1902 il est vainqueur du premier championnat de France du cheval d’armes avec sa jument de pur-sang Marseille II. Devenu écuyer du cadre noir sous les ordres du Commandant de Montjou, écuyer en chef, qui lui même reçut les conseils du Général L’Hotte.

Saint-Phalle gagne un pari en 1909 contre James Fillis: Dressé des chevaux au galop sur trois jambes, en arrière et au changement de pied au galop en arrière, l’attestation fut signée par des observateurs compétents, Général de Bellegarde, les écuyers de Maistre, de la Brosse et Lafont. La fatigue de ses dressages aurait entraîné une infirmité temporaire et une double pneumonie, causant sa mort le 18 octobre 1908.

En 1907 il rédige « Équitation », et « Souvenirs cavaliers ». Propos du Comtes Jacques de Saint-Phalle en 1996 au sujet du capitaine marquis jacques de Saint-Phalle : « Il a laissé des ouvrages précieux qui, par leur originalité, leur qualité pédagogique, leur style clair et vivant -où la technique respecte le psychologie des chevaux-, en font pour ceux qui aiment le cheval une oeuvre dont les volumes méritent d’être dans toute bibliothèque équestre ».

Que retenir des écrits de Saint-Phalle ?

Son scepticisme sur les facultés psychiques insuffisantes du cheval à pouvoir entrer en communication avec les nôtres et nous comprendre. « C’est donc en agissant sur l’être physique, autrement dit en disposant, en équilibrant la masse suivant certaines lois, que nous pouvons donner au mouvement la forme qui nous convient….les mouvements peuvent devenir réflexes… et l’équilibre préparatoire amène seul le mouvement à se produire comme nous voulons. »

De la légèreté vraie :  » La légèreté vraie, consiste dans la délicatesse avec laquelle le cheval soumis et tendant sans cesse au mouvement en avant prend contact avec la main pour lui demander en quelque sorte, la permission de passer. »

Voir ici le témoignage du général Wattel à propos de Saint Phalle.

[Chevaux dressés] Vimitri – TF

Trotteur français couru en sulky jusqu’à l’âge de 10 ans avec la langue attachée.

Il embraquait, se blessait aux membres et déferrait régulièrement du fait d’antérieurs aux aplombs défectueux et d’un pied beau..

Des boiteries intermittentes apparaissaient régulièrement sans que les vétérinaires et les ostéopathes  n’en trouvent la cause.

Mon idée fut de travailler sur les différentes possibilités de faire accéder Vimitri à l’un des 6 degrés de rassembler suggérer par Baucher en explorant une variété de moyen travail à pied, longues rênes, et application de ce travail sur des pentes.

Vimitri n’embraquera et ne boitera plus jamais, accédant au travail des deux pistes,  au piaffer, au galop rassembler au pas et trot espagnol. Il offrit les allures qu’il pouvait donner.

[Chevaux dressés] Sueno – PS Arabe

Ce petit cheval entier est atteint d’une ossification des ligaments co-latéraux  ( un type de formes coronaires).

C’est le seul pur-sang arabe de toute ma carrière (et j’en ai monté beaucoup) qui était incapable de marcher, trotter rênes longues sans se casser la figure.

Dresser  en basse école par une cavalière confirmée, il avait appris à ne pas se passer d’appui sur la main au risque une chute du fait de son handicap ! Il boitait et bronchait très souvent, il fallait faire très attention. Son propriétaire souhaitait pratiquer le tir à l’arc à cheval. Mais il fallait pouvoir lâcher les rênes au galop…. !

Je présentais Sueno au docteur vétérinaire Chambost spécialiste des chevaux d’endurance et de leurs pathologies qui établit le diagnostique  d’ossification et d’arthrose dorsale et lombaire.

Sueno présentait aussi de très importantes verrues et mélanomes sur les testicules et le fourreau. Il n’a jamais présenté un comportement d’entier.

Le vétérinaire conçut une ferrure orthopédique, que le maréchal-ferrant exécuta et posa avec l’aide du praticien et de ses radios. Avec le vétérinaire listais les exercices proscrits à cette pathologie et dressa le cheval en conséquence uniquement sous la selle.

Il piaffa, passagea, changea de pied en l’air, pas espagnol et galopa sans rênes et son propriétaire pratiqua le tir à l’arc à cheval.

Auto-grandissement
Passage
Trot passagé

[Chevaux dressés] Quieto – Lusitanien

Lusitanien, gentil cheval de promenade manquant de sang et réactivité, peu porteur, avait subi précédemment une « désensibilisation » (c’est la mode de la fausse  éthologie) ce qui n’arrangeât pas ses capacités sous la selle et encore moins celles pour le dressage.

Sa propriétaire souhaita le faire dresser dans un objectif de haute école de loisir.

Il retrouva énergie et sensibilité  à travers l’éducation au piaffer, piliers, longues rênes puis monté.

[Chevaux dressés] Numen – PRE

Plus Cruzado que PRE (probablement de l’anglo caché dans l’origine) dans son type et surtout dans son comportement extrêmement émotif à tout ce qui l’entoure.

Ce cheval aux  jarrets coudés, à la base d’encolure insuffisamment relevée, fut travailler quelques temps en Doma avant que je face sa connaissance.

Pour moi les chevaux de polo et de doma sont les plus difficiles à remettre tellement ils restent assujettis aux instruments (mors, enrênnements) et imprégnés de mauvais souvenirs  (postures forcées et contraintes  dans une impulsion violente)

Forte tendance à charger, voir embarquer si l’on ne sait pas s’y prendre. Doté d’une grande sensibilité. Son émotivité fait  que malgré l’essai de toutes les différentes tentatives de mise aux longues rênes ont échoué, seul le travail en main est en partie abordable avec lui. Ce qui fait que le rassembler n’est abordable que sous la selle.

Il connaît, les transitions piaffer passage piaffer, tous les deux pistes aux trois allures et au passage, pirouette au piaffer, galop sur place, pirouette et changement de pied en l’air, pas espagnol et pas d’école.

Monté ont peut obtenir de lui la plus grande légèreté dans toutes les aides, et aussi avoir un appui franc et fort notamment en extérieur ou en chasse. En chasse,  il est montable très léger rassemblé sur les hanches ou étendu comme un cheval de steeple avec un bon appui.

Excellent sauteur (1,30 à 1,40m) à condition de l’avoir très équilibré et très léger., monté  en chasse à courre (sanglier, cerf), il accepte parfaitement les chiens qui même le rassurent. J’arrive à sonner de la trompe à cheval lui-même au piaffer et passage mais à condition qu’un autre cavalier ou un piéton  me passe délicatement ma trompe. Hors de question d’exécuter un montoir avec la trompe en bandoulière. Numen est plus un cheval de sport que de loisir

[Chevaux dressés] Milord – Lusitanien

Ibérique hongre d’un bon modèle, puissant, volontaire en basse école.

Propriété d’une vétérinaire bonne cavalière, il manquait facilement de respect autant à pied que monté,   sautait volontiers la porte de son box ou tapait très haut des postérieurs dans les murs. Capable d’embarquer ou de vous faire un joli rodéo en pleine nature histoire de vous tester.

A son arrivée son équilibre n’était pas du plus idéal  ni sa légèreté. Il fallut l’équilibrer tout en le contenant.

Il devint un excellent cheval d’extérieur au pied très sûr.

Il me donna, piaffer, passage, pas espagnol, galop rassemblé et pirouettes, changement de pied.

Chose amusante, ayant obtenu avec lui une relation je lui appris à tirer la langue (ce qui faisait la joie des gosses du village)  à la demande grâce aux procédés par imitation  du Docteur Marthe Kiley-Worthington.