Equitation française

Guy Boivin

Un dresseur-enseignant inspiré par les principes de François Baucher dans sa Deuxième Manière.

I
mprègné très jeune des principes de l’Equitation Française (fin du 19è début 20è) il a été formé essentiellement par des instructeurs militaires, dont certains étaient issus du Cadre Noir.

Enseignant diplômé d’état il a pratiqué et enseigné les trois disciplines équestres sportives cso, cross, dressage.

Grâce à la polyvalence de ses instructeurs, il reste un fervent partisan de l’équitation d’extérieur tant pour la formation du cavalier que pour la préparation du cheval de sport ou de loisir.

Il a pratiqué les montes sportives de courses, plat, steeple, trot monté et attelé, ainsi que la grande vénerie.

En équitation de loisir il est maître randonneur, formateur de professionnel, guide de tourisme équestre et juge national, organisateur de grandes randonnées, il a pratiqué et enseigné le Trec et l’endurance.
Maître randonneur, il est l’Auteur d’un mémoire sur le système naturel de Frédérico CAPRILLI traitant de l’équitation de campagne (militaire), à ce titre il se perfectionna et développa ses connaissances grâce à la Scuola Militare di Equitatzione à Montemaggiore (héritière de l’équitation Caprillienne).

Depuis 1992 : il dresse et redresse de nombreux chevaux de loisirs aux airs de haute-école par les données Bauchéristes revisitées il enseigne l’application des principes de ce dressage, produits caractéristiques de l’héritage de l’école française il enseigne également l’obstacle ainsi qu’une équitation d’extérieur vivante et hardie. Encadrant diplômé d’équitation d’extérieur il enseigne cette discipline depuis 1972



Des rencontres :


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uelques rencontres équestres déterminantes l’aidèrent à fonder ses convictions équestres: Jean D’Orgeix, Lucien Gruss et bien d’autres professionnels de renom convaincus de longue date de l’efficience des procédés applicables de François Baucher.

Comme beaucoup de cavaliers il sera sensible à la percée de Nuno Oliveira qui réveillera son intérêt pour un dressage revenu à la légèreté hors des sirènes de la compétition.

La rencontre déterminante se fera en 1992 avec Dominique Ollivier, membre de la Société Française pour l’Etude du Comportement Animal. Ce scientifique et chercheur, intervenant à l’Ecole Nationale d’Equitation, auteur d’une dizaine d’ouvrages sur l’équitation, influencera définitivement son orientation équestre. Ses publications titrent: L’équilibre du cheval monté Comment acquérir la mobilité L’emploi des forces du cheval Flexion et dressage à pied La vérité sur l’équilibre Dictionnaire d’équitation portant sur les connaissances historiques, physiologiques, éthologiques, biomécaniques et de nombreuses autres publications...

Les recherches de D.Ollivier démontrent le bien fondé des principes découverts empiriquement et mis en lumière par François Baucher (1796-1873) dans sa deuxième manière. La qualité et l’importance de ces travaux extraient de nombreux problèmes équestres de tout occultisme empirique et explosent les idées fausses ou reçues.

Au sein d’une association durant 10 ans nous y organiserons des stages avec différents scientifiques Docteurs en éthologie, MK Worthington , Marie-France Buissou, Marie-Christine Haussberger du CNRS. Ces scientifiques nous aiderons à l’analyse des techniques d’étho-éducation ou d’étho-dressage, maladroitement dénommées « équitation éthologique ».

Des convictions vers l'équitation artistique :


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os anciens Grands Maîtres Français de La Guérinière à Baucher et leurs successeurs dressaient d'après des principes plus près de la vérité fonctionnelle et comportementale des chevaux qu'on ne l'enseigne aujourd'hui sur le marché consommatoire de l'équitation du 21è siècle.

Ils professaient d'authentiques doctrines que l’on peut aujourd’hui réinterpréter, remettre en pratique, revaloriser grâce à certaines données scientifiques (voir bibliographie).





La dominance des protocoles équestres contemporains, insufflés par les élites de la compétition actuelle, tend à imposer une pensée unique globale et restrictive. Si cette dominance se révèle adaptée au standard du cheval de compétition et aux regards de leurs juges, elle ne s’en révèle pas moins sur le terrain, inadaptée aux besoins des cavaliers-propriétaires motivés par une pratique ludique du dressage et remontés en chevaux « tout venants, non standardisés ».

Dans le cadre de cette pratique, force est actuellement de constater que sur le terrain toute perspective ou ambition d’accéder à un niveau supérieur ou académique ludique reste inaccessible.

Le poids d’une pensée unique restreint les perspectives, prive de la richesse en technicités équestres, limite la pédagogie, et finit par éteindre la culture, notamment équestre française.